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A Bruxelles, Kagame et Lourenço pour un maximum de pression sur le président Kabila

Le hasard des calendriers diplomatiques fait que Paul Kagame et Joao Lourenço se trouvent en début de cette semaine à Bruxelles. Il y a la première visite officielle de l’Angolais en Belgique et les Journées européennes de développement aux quelles participera Paul Kagame, en sa qualité du président en exercice de l’Union africaine. Ils se sont, tout dernièrement, succédé à Paris, sans se voir. Mais à Bruxelles, les deux présidents pourraient se rencontrer.

Quand on sait la place historique que la Belgique occupe dans les affaires congolaises, avec les autorités belges,les deux chefs d’Etat parleront de leur initiative sur le Congo.  Celle-ci, sans dire son nom, a eu déjà le soutien du président Macron. En recevant à l’Elysée son homologue du Rwanda, Emmanuel Macron a dit : « je peux dire ici, que nous partageons constamment avis et position, et que la France soutient l’initiative prise par le président de l’Union africaine en lien étroit avec le président angolais ».  Ces propos ont été répétés, la semaine dernière, par Macron aux côtés de Joao Lourenço.

Bruxelles qui est en froid avec Kinshasa, suite aux pressions exercées par les autorités belges afin d’obtenirle respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre, serait autant que Paris sensible à l’initiative africaine portée par Paul Kagame et Joao Lourenço sur la RD-Congo.

La réaction de Didier Reynders est très attendue. Il y a lieu de penser que le ministre belge des Affaires étrangères qui ne cache plus sa sympathie pour l’opposant Moïse Katumbi, accorde à son tour sa bénédiction aux efforts de la région.

A Bruxelles, siège de l’Union européenne, les deux présidents multiplieront des apartés et contacts afin de rappeler la nécessité de respecter  la date des élections, c’est-à-dire le 23 décembre de cette année, et sans la participation de Joseph Kabila.

Au contraire, c’est la déstabilisation du  Congo et ses conséquences sur la sécurité et la paix dans la région.  Cette  crainte devra être partagée et bien comprise par les dirigeants européens à quelques jours du sommet européen. Le président angolais en a parlé à Paris : ‘nous avons le droit de nous protéger’.

A Kinshasa, la demande d’explication au sujet de l’initiative a été faite. On ignore la réponse de Kigali, Paris et Luanda. Quelques mises au point évasives des uns et des autres ont été cependant entendues.

Manquant d’originalité, la réaction du ministre Lambert Mende dont la légèreté du phrasé est frappante serait-elle un acte personnel ?

Cette fois-ci, face à l’offensive régionale, Kinshasa, on l’espère, aura des réponses adéquates.

Jean Boole

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