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Alger inquiet du renforcement de la coopération militaire entre l’OTAN et la Tunisie

Des experts de l’OTAN se sont rendus à Tunis entre 28 et 30 novembre 2017, pour faire le point sur les progrès accomplis dans le cadre du programme de renforcement de la formation « défense » (DEEP), lancé en février 2016 en Tunisie.

PHOTO : OTAN – TUNIS 29.11.2017

Depuis quelques temps, les responsable du Ministère algérien de la défense nationale se font des cheveux blancs en raison de la présence régulière des forces militaires étrangères en Tunisie pour des missions autres que la formation et l’entrainement, surtout après l’élévation de ce dernier pays au rang de premier partenaire méditerranéen de l’organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN).

L’OTAN et la Tunisie mènent une coopération approfondie, qui porte sur divers aspects, dont la formation et l’entraînement. La stabilité et la sécurité dans la région méditerranéenne sont particulièrement importantes pour l’Alliance, sachant que l’environnement de sécurité est complexe et très difficile. Le terrorisme, la prolifération de diverses armes et l’instabilité due aux États faillis sont autant de défis de sécurité qui ont de profondes répercussions sur nous tous. Cela montre bien la nécessité d’une approche globale tenant compte de tous les aspects liés à la sécurité, notamment la coopération internationale.

Les fonctionnaires de la chancellerie algérienne à Tunis sont tout ouïe pour en savoir un peu plus sur les soubassements du regain d’intérêt à l’égard du pays de la révolution du jasmin, notamment de la part de l’OTAN et des Etats-Unis.
Et pour cause, ce nouveau positionnement stratégique de la Tunisie risque de miner l’objectif de convaincre l’administration Trump et plus particulièrement les Services de renseignements, du leadership algérien pour la stabilité de la région maghrébine et donc de vouer à l’échec le projet belliciste de diversification des approvisionnements en armement des troupes militaires algeriennes auprès des américains.

La volonté de l’Algérie de varier ses fournisseurs d’armes est surtout liée à la crainte des officiels algériens quant à l’avenir de leur sécurité nationale, en raison, notamment de la dépendance actuelle de leurs pays à près de 80% de l’armement militaire russe et du fait que les gradés de l’armée nationale populaire ont tous été formés dans les écoles militaires russes .

Observateurs Politiques

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