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Angola : Les défis du nouveau Président de l’Angola

LA DIVERSIFICATION DE L’ECONOMIE LA STABILITE INTERIEURE ET LA SECURITE REGIONAL
AFFIRMATION DE SON AUTORITE PAR RAPPORT AU MPLA
JOAO LOURENCO, AMBITIEUX DANS LA FIDELITE

« Depuis longtemps, je me suis préparé à cette fonction, … à un moment donné, j’étais même le secrétaire général du parti… ». Voilà la première réaction de Joan Lourenço, lorsqu’il a été désigné, en février 2017, tête de liste du MPLA (Mouvement populaire pour la libération de l’Angola) pour les législatives du mois d’août dernier, donc successeur du président Eduardo Santos. L’Angola n’organise pas de scrutin présidentiel direct. Sa constitution dit que le leader du parti qui gagne les législatives devient le chef de l’Etat. On peut croire que ce peu modestie en dit long sur l’ambition de l’actuel président angolais, Joao Lourenço.
En 2002, à la fin de la guerre civile, le président Santos, annonce son intention de se retirer, histoire de tester les ambitions. Vite, Joan affiche sa volonté de prendre sa place. Il tombe dans le piège et perd son poste de secrétaire général du parti, en 2003. Résultat, il est écarté du cercle de pouvoir.
Après quelques années, Joao refait surface. Come back réussi : cet ancien gouverneur de la province de Moxico, devient le premier Vice-Président de l’Assemblée nationale avant d’être nommée, en 2014, ministre de la défense puis vice-président du MPLA
A sa faveur, son parcours de militaire et son engagement sans faille et au part et sa probitéi. Le général Joao Lourenço s’est toujours tenu loin des affaires. Né le 5 mars 1954, à Lobito, il embrasse la lutte contre les forces coloniales portugaise, très tôt, en 1974. Au parti, et surtout à Eduardo dos Santos, il voue une loyauté sans faille, disent ses anciens camarades. Ce qui lui a valu d’être le chef de la direction de l’ancienne branche armée du MPLA, (FAPLA).
Côté fidélité, comme son prédécesseur, Lourenço, a été formé au marxisme-léninisme, pour avoir tous les deux étudié en URSS. Lui, bien longtemps après, a suivi une formation militaire à l’Académie militaire Lénine, de 1978 à 1982. Polyglotte, il parle portugais, espagnol, russe et anglais. Et dans le parti, ses hautes fonctions, lui ont approché intimement du chef, au point d’être déjà pressenti comme son défunt. Même alors, cet homme ambitieux a dû s’armer d’une bonne dose de patience. Des annonces de retrait de la part du chef du parti et de l’Etat, sans effets, il y en a eus. Croyant en ses chances, pourquoi pas aux forces de l’esprit, Lourenço ne s’est pas départi de sa patience. Donc, pas découragé jusqu’au jour où le Président Eduardo dos Santos déclare : « le Comité central du Parti a approuvé le nom du candidat Joao Lourenço en tête de liste pour les élections du mois d’août ». C’était le 3 février 2017, à l’ouverture du congrès extraordinaire du MPLA.

PASSAGE DE POUVOIR AU BONHEUR DES ANGOLAIS (intertitre)
Tête de liste du parti victorieux des élections législatives d’août dernier, Joao Lourenço est devenu le 3ième président de l’Angola. Après 38 ans à la tête de l’Angola, Santos a passé la main à Joao, Lourenço. C’était, le 26 septembre 2017.
Ce passage de pouvoir civilisé enracine la démocratie angolaise dans une tradition solide et ce au bonheur des Angolais. La succession d’un homme d’Etat d’envergure d’Eduardo représente un défi. Joao Lourenço devra démentir l’opinion selon laquelle, son pouvoir n’est que la continuité du précédent et qu’il n’est qu’un nouveau visage de ce même pouvoir.
Les autres défis à relever par le nouveau chef d’Etat angolais s’appellent la diversification de l’économie pour faire face à la chute de prix de pétrole, produit de base d’exportation et la stabilité intérieure et la sécurité régionale au moment l’Angola, voici quelques jours, vient de passer le témoin à la République du Congo, après deux mandats à la présidence du CIRGL (Conférence internationale régionale des pays Grands Lacs). Jean Boole
LES DEFIS DE JOAO LOURENCO
En 2016, la croissance angolaise était quasi nulle. Selon le FMI, elle ne sera cette année que de seulement 1,3 %. C’est dans ce contexte de crise économique que Joao Lourenço arrive au pouvoir. Aussi a-t-il déclaré dans son discours d’investiture pourquoi, lors de son discours d’investiture que la relance de l’économie était sa priorité et s’est engagé à promouvoir la stabilité et le progrès social des Angolais et à relancer des politiques d’emploi et de lutte contre la pauvreté. Avec quels moyens pourrait-on se demander le nouveau président entend-il atteindre ces objectifs.
Depuis 2014, la chute des cours du pétrole prive l’Angola de l’argent pour financer les programmes sociaux dans le domaine de l’éducation, de la santé et de l’enseignement ; surtout des secteurs vde création d’emploi : banques assurance, infrastructures… Et pour cause, l’Angola tirait plus de 70% de ses recettes fiscales et presque la totalité en devises de son pétrole. Pour relancer l’économie angolaise, Joao Lourenço sera obligé d’initier des courageuses réformes économiques. Celles-ci doivent concerner la diversification de l’économie. Par exemple, réduire la dépendance du pétrole. Et penser à financer d’autres secteurs comme l’agriculture et la pêche. Les exportations des produits agricoles peuvent occasionner les rentrées des divises.
Aujourd’hui, l’Angola importe presque tout. On n’a pas su profiter du boom pétrolier afin d’amorcer l’industrialisation du pays. La création d’emplois, ainsi que le veut Joao Lourenço, passe par l’existence d’industries de transformation et l’essor de l’économie numérique.
Envisager de telles politiques suppose que le nouveau président a les mains libres et l’autorité, c’est-à-dire la capacité de décider. Avec neufs ministres de l’ancien pouvoir et un parti tout puissant qui échappe à son contrôle, car l’ancien président en est le président jusqu’en 2022, les moyens de manœuvres de Joao Lourenco sont fort limités.
Joao Lourenço peut-il envisager de lutter contre la corruption comme il l’a laissé entendre déjà ou de s’affranchir de la tutelle de Jose Eduardo dos Santos sans heurter les intérêts politiques et, à un certain niveau, économiques de l’entourage de son prédécesseur et des caciques du MPLA ? De la réponse à ce défis politique dépendra la bonne gestion et la stabilité du pays sous le président Joao Lourenço.
La stabilité et la sécurité dans la région, est l’une des préoccupations majeures du nouveau président angolais. Son pays vient d’achever deux mandats à la tête de la conférence internationale régionale des pays des Grands Lacs (CIRGP). Le passage à témoin de la présidence de la CIRGPL, il y a quelques jours, au président Denis Sassous N’guesso, restera le premier acte de politique extérieure du président Joao Lourenço. On est dans une région en proie aux menaces multiples, en RDCongo, en Centrafrique, au Burundi et au soudan du Sud.
Sous José Eduardo Santos, l’Angola, il faut le reconnaître, l4angola a joué un rôle important dans le cadre de recherches de solutions aux conflits qui secouent la région. Grâce à l’aide angolaise, Catherine Panzi a mené à bon port la transition en Centrafrique. La présidence angolaise a privilégié le dialogue comme méthode de résolution des conflits. Les interventions, comme l’a fait la Cédéao en Gambie n’a pas été envisagé pendant les deux mandats. On attend du nouveau président angolais, une bonne politique de voisinage, une bonne coopération dans les échanges d’informations et la mise en communs des stratégies afin de combattre les forces négatives pas seulement en RDC mais au Burundi.

Yambola – Rédaction

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