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Attentats au Sri Lanka : le bilan dépasse les 300 morts, la traque des auteurs se poursuit

Le pays a organisé ce mardi les premières cérémonies en hommage aux victimes.

Des victimes de plus en plus nombreuses et une enquête qui progresse. Au Sri Lanka, le bilan des attentats commis dimanche dans cette île d’Asie du Sud s’est encore aggravé ce mardi. Dans le même temps, les autorités ont procédé à plusieurs dizaines d’arrestations.

Huit explosions ont frappé le pays. Elles ont visé des hôtels de luxe et des églises célébrant la messe de Pâques, une des plus importantes fêtes chrétienne. A Colombo, la capitale, trois hôtels de luxe et une église ont été ciblés par des kamikazes. Des bombes ont aussi explosé dans une église à Negombo et une autre à Batticaloa. Quelques heures plus tard, deux déflagrations sont survenues dans un hôtel de Dehiwala, une banlieue de Colombo, et à Orugodawatta, dans le nord de la ville. Une bombe artisanale a été désamorcée et des dizaines de détonateurs ont été découverts dans une gare routière.

Plus de 300 morts. Le bilan des attentats s’est alourdi ce mardi. Il est dorénavant de 310 morts après que plusieurs blessés ont succombé, a annoncé la police sri-lankaise. Le précédent bilan humain était de 290 morts. Le nombre des blessés reste, lui, autour de 500.

Au moins 39 étrangers sont morts, selon un haut responsable de la police, parmi lesquels quatre Américains. Quatorze autres étrangers sont toujours portés disparus et pourraient figurer parmi les victimes non identifiées à la morgue. Madrid a annoncé la mort de 2 Espagnols et les Pays-Bas ont fait part du décès de 3 Néerlandaises. Un Français a également été identifié parmi les personnes décédées. Trois des enfants d’un milliardaire danois ont aussi été tués dans ces attentats.

40 arrestations. Les autorités ont interpellé 40 personnes dans l’enquête ouverte sur ces attaques. Elles sont attribuées à un mouvement islamiste local, le National Thowheeth Jama’ath (NTJ).

L’enquête a aussi pris une tournure internationale avec le soutien apporté aux autorités locales par le FBI, la police fédérale américaine, et par Interpol, l’organisation internationale de police basée à Lyon.

Le spectre d’al-Qaïda et du groupe de l’Etat islamique. Le porte-parole du gouvernement de Colombo estime avoir «du mal à voir comment une petite organisation (NDLR : le NTJ) dans ce pays peut faire tout cela». «Nous enquêtons sur une éventuelle aide étrangère et leurs autres liens, comment ils forment des kamikazes, comment ils ont produit ces bombes», a-t-il expliqué. Le principal fait d’armes de ce groupe extrémiste peu connu était jusqu’ici la dégradation de statues bouddhiques en décembre 2018.

 

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