Charles Michel est le deuxième Belge à accéder à la présidence du Conseil européen, après Herman Van Rompuy (CD&V), en poste durant quatre ans (de 2010 à 2014). Premier ministre en affaires courantes, dans l’attente de la constitution d’un nouvelle majorité et donc d’un nouveau gouvernement au fédéral, le fils de Louis Michel n’entrera dans ses nouvelles fonctions qu’en novembre prochain. Si aucun nouvel exécutif fédéral belge n’a encore été installé à ce moment-là, un nouveau Premier ministre prêtera serment entre les mains du roi Philippe, toujours pour gérer les affaires courantes. Il se pourrait, dans ce cas, que Didier Reynders, MR comme Charles Michel et l’un des vice-Premiers ministres actuels, succède à Charles Michel. Reynders, qui, lui, vient d’échouer dans la course à la présidence du Conseil de l’Europe et qui est l’un des deux informateurs (l’autre étant le SP.A Johan Vande Lanotte) désignés par le Palais royal après les élections du 26 mai dernier.

« Être nommé président du Conseil européen est une grande responsabilité et une tâche que je remplirai avec engagement. Mon objectif est une Europe unie respectant la diversité nationale », a déclaré le libéral belge sur Twitter. « La solidarité, la liberté et le respect mutuel sont au coeur de l’Union européenne. Je vais défendre ces valeurs », a-t-il ajouté.

Le président du Conseil européen, en charge de la préparation des sommets, doit oeuvrer à bâtir des compromis entre les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, mais aussi représenter l’Union sur la scène internationale. Son mandat est d’une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois.

Lorsqu’il prendra la place de Donald Tusk, Charles Michel sera immédiatement plongé au coeur des grands débats du moment, comme le Brexit, qui pourrait avoir livré son verdict fin octobre. Autre sujet sensible, la répartition des centaines de milliards d’euros de la programmation budgétaire 2021-2027, que les chefs d’Etat et de gouvernement espèrent boucler avant la fin de l’année.

Le Vif

Photo Belga