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Entretien Avec le Pr Alexandre El Fekkak

Question N° 10 AFRIC TOP SUCCESS :

Quelle est la charte des valeurs du Fédéralisme qui va créer des nouvelles sociétés à double vitesse politique et sociale, bien que les principes du fédéralisme soient le respect des principes d’autonomie, de compétitives, de partenariat en les Etats, de participation politique et d’égalité de chacun des Etats telles sont est les conditions sine-qua-non pour pouvoir parler d’un Etat fédéral au niveau continental ?

Pr Alexandre/Abdelatif FEKKAK : Certes, s’il y a deux vitesses de développement culturel pour les deux continents en l’occurrence l’Europe et l’Afrique, mais pour les Euro-africains bi-continentaux, l’horloge biologique de la mondialisation sans frontière culturelle, sans frontière satellitaires des images télévisuelles fonctionne aux mêmes rythmes de l’économie, mais les sociétés africaines et les Etats d’Afrique ont besoin de plus de pédagogique pour intégrer la charte des valeurs sociétales du Fédéralisme au niveau continental.

La charte des valeurs sociétales pour la Fédération Mondiale de la Diversité Europe-Afrique’’ (FMDEA) au niveau microcosme sont les mêmes valeurs au niveau de macrocosme à l’échelle du Fédéralisme des Etats d’un continent. Cette Fédération Mondiale de la Diversité Euro-Afrique (FMDEA) est un mouvement associatif des citoyens ayant l’ambition culturelle, la volonté politique, l’idée du fédéralisme et les moyens d’actions collectives pour réaliser la faisabilité des projets fédéraux au niveau continent des Etats, avec la maitrise des techni- ques de négociations politiques et sur de médiation alternatives des solutions non conventionnelles, une force de propositions de mener les missions impossibles à bon port, des recommandations et des observations à publier sur l’avancement de l’Etat des négociations, des conférences pédagogiques à gérer au niveau des Etats d’Europe  et des Etats d’Afrique, des débats de société avec le soutien des partis politiques de chaque pays en vue d’unifier une force de la diversité de la société civile et une charte des valeurs pour le Fédération continentale des Etats.

Moralité de l’histoire : L’Afrique est riche en ‘’matière première’’, mais elle s’appauvrit des ‘’matière grise’’ en raison de  la fuite des cerveaux que l’on appelle les bi-continentaux dont la majorité réside en Europe. Si les classes élitaires des binationaux d’Afrique sont exclues des sociétés politiques, les classes populaires élisent dans les parlements africains que le casting des hommes politiques à l’image de leurs partis Politiques respectifs sans aucune crédibilité avec un personnel ‘’trop désigné pour être élu’’ dont la majorité des représentants dans le sanctuaire de la loi sont  des  semi-illettrés de l’ordre de plus de 50 %.

Ils n’ont que les pouvoirs illégitimes, sinon illégaux qui les valorisent et surtout ne veulent pas les perdre, ni par la démocratie, ni par la force, ni par la foi, ni par la méritocratie, et encore moins en proposant le fédéra- lisme avec la perte partielle de la souveraineté des Etats avec plus de fédéralisme régalien et moins de pouvoir des Etats-districts ou des Etats-Régions. Résultat des fins de course de cette situation historique, les gouvernements d’Afrique sont le reflet de la société politique dont le SMIG culturel est très pauvre pour ‘’le construit’’ des Etats de Droit avec une dimension continentale du Fédéralisme de 54 Etats en Afrique. Comment passer des sociétés de méfiance à des sociétés de confiance en Afrique qui doit compter sur elle même ?comment passer des sociétés à risque politique sur fond religieux à des sociétés laïques de la loi, non de la foi etc.

La force des valeurs sociétales de l’Europe et de l’Afrique résideradans fédéralisme continentale des Etats. Quel est intérêt aujourd’hui de participer au niveau politique à des sociétés en Afrique ou en Europe qui n’ont ni ethos politique, ni transparence économique, ni confiance sociétale, ni morale religieuse de paix, ni transparence, ni qualité de vie, ni éthique culturelle, ni Etat de droit, ni dans des Etats théologique ?Les chercheurs universitaires se sont interrogés sur les causes de la pauvreté des pays d’Afrique et des pays de l’Europe de l’Est qui sont aujourd’hui devenus l’Est de l’Europe, ont privilégié des explications économiques : capital, travail, climat, religieux, libre échange, l’exportation, l’industrie scientifique etc…

Or aujourd’hui les recherches s’orientent aujourd’hui vers d’autres pistes de réflexion d’ordre culturel, d’ordre politique que l’on appelle les valeurs sociétales dans des projets d’Etat de droit, vers le Fédéralisme des Etats de confiance : telles est la différence dans ce tableau que je vous livre pour la reproduction dans votre revue :

Les sociétés développées trouvent leurs sources dans «l’ethos de confiance» de la démocratie et la méritocratie. Par contre, les sociétés de méfiance, trouvent leurs sources dans les sociétés de combine politique, les ruses commerciales, le vol légal avec les tuyaux de métier des experts pour ne voler l’Etat pour ne pas payer des impôts etc.

Il n’y a pas de Sociétés sous-développées par la pauvreté, il n’y a que des Sociétés sous-développées par l’argent sale, par la corruption, sans démocratie plurielle, sans Etat de Droit, sans méritocratie, sans éthique politique, sans transparence économique, sans confiance et sans culture politique et sans charte des valeurs citoyenne pour le changement des leaders, des institutions et des valeurs de la culture.

Si le changement n’est pas dans l’ADN des sociétés européennes et africaines, si la volonté politique  n’est pas dans les gênes de la culture des leaders politiques, le Fédéralisme continentale des Etats d’Europe ou des Etats d’Afrique n’est pas une donnée naturelle, c’est un choix de société, c’est une vision politique des Etats pour ‘’construire ensemble’’ pour nos enfants, un ensemble continental sans frontière culturelle et sans frontière politiques et sans frontière économique que l’on appelle le fédéralisme continentale.

C’est un désastre historique pour nos enfants qui n’auront plus d’espoir, ni d’intégrité morale, ni de visibilité encore moins de moralitépour ‘’vivre ensemble et construire ensemble’’. La particularité des sociétés paradoxales et névrosées qui ont perdu la routinisation de traditionalisme et n’ont pas gagné leur modernité, c’est qu’elles promulguent une loi et elles s’arrangent de la détourner par le pantouflage et l’inapplication des textes de facto.

Pourtant la corruption n’est pas une fatalité religieuse. Elle est un crime dans les sociétés de confiance, c’est un suicide pour la démocratieà la fois en Europe et à fortiori en Afrique, voire une démission des valeurs religieuses pour les sociétés paradoxalement névrosées parce qu’elles savent pas ce qu’elles veulent. Les différents types de société produisent des effets différents en termes de confiance ou de méfiance.

Ces Sociétés paradoxales à risque politique sont autodestructrices, voire biodégradables avec la mondialisation des économies. Or  les valeurs sociétales qui constituent les principes de la «Bonne gouvernance», ne se décrètent pas dans les sociétés de méfiance. Elles sont le produit des sociétés modernes de confiance. ‘’La force de l’Afrique et la puissance de l’Europe résident dans la charte des valeurs du Fédéralismecontinental des Etats’’, c’est la ‘’nouvelle religion politique non pas verticale’’ vers les cieux et les dieux pour l’Europe laïque, mais le Fédéralisme de l’Union Africaine devrait être une nouvelle religion économique ‘’horizontale’’ pour les Etats, les régions et les entreprise de l’Afrique.

Propos recueillis par : Radouan Bachiri

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