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Exclusif : les dégringolades de Bedoui, à l’origine de la formation de son gouvernement « poisson d’avril »

Le gouvernement algérien, sous la présidence de l’ancien ministre de l’intérieur, Bedoui, aurait été annoncé le 31 mars, dans une ultime volonté d’éteindre la braise attisée par la contestation populaire de la rue. Loin de s’éteindre, cette braise a continué à s’enflammer, et la rue a persisté dans son exigence d’une éviction pure et simple de l’actuel régime algérien. Selon un courriel, reçu début avril à notre rédaction, même information apporter par le média (www.eureporter.co)

Au lendemain d’un communiqué incendiaire de Gaid Salah, qui a réclamé expressément la démission de Bouteflika et l’a finalement obtenue, le gouvernement de Bedoui est toujours là… Après le départ de Bouteflika, le 2 avril, dans un habillage « constitutionnel », c’est donc le même très décrié Bedoui qui, survivant à son mentor évincé, conduira les affaires de l’Etat. Information relayée également par nos confrères (Eureporter.co).

Nommé premier ministre par l’agonisant chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, Nouredine Bedoui arrive à la tête d’un exécutif, dont la liste a été dressée en catastrophe, dans l’espoir pieux de favoriser une sortie de crise. Une liste qui, cependant, n’a pas été au goût de la rue et certains cadors de la politique algérienne, n’ayant pas manqué de se moquer de ce gouvernement «poisson d’avril» et lesquels n’ont pas hésité à critiquer la nomination de jeunes inconnus néophytes, plus à même d’accentuer davantage la crise actuelle, plutôt que d’en trouver les solutions idoines. C’est ce qu’a déclaré un ancien ministre du gouvernement Ouyahya, déçu de ne pas avoir été reconduit dans l’actuel exécutif, qui n’a pas hésité à dévoiler les coulisses «hard» de ce remaniement ministériel.

« Maladivement soucieux de son image, tant officielle que personnelle, le nouveau premier ministre souffre plus gravement de ce que l’on pourrait aisément appeler une libido exacerbée qui constitue la trame de toutes ses décisions politiques », lance cet ancien responsable gouvernemental aigri par sa récente mise à l’écart de son voisin. Une révélation pour le moins explosive, qui s’en prend directement à Bedoui, marié et père de famille en l’accusant ouvertement d’être un premier ministre volage, mettant en péril l’avenir de tout un peuple.
« Nouredine Bedoui a rédigé la liste de l’actuel gouvernement en étant douillettement calé dans le lit qu’il partage depuis un certain temps avec Afaf Belhouchet, correspondante à Paris des chaines de télévision algériennes Canal Algérie et ENTV, et qui officie en tant que proche collaboratrice du premier ministre », martèle l’ex-ministre, désabusé par la situation actuelle, apporte le média Eureporter.co

Cette journaliste au carnet de contacts bien fourni, exerce une influence considérable sur le nouveau premier ministre algérien, qui n’a pas hésité à répondre à la sollicitation de sa chère conquête d’intégrer à son cabinet, le fils de l’ambassadeur d’Algérie auprès des Nations-Unies à Genève, et manager d’une petite boite de com’ algéroise, sciemment appelée «Popium».

Les nominations du cabinet Bedoui interviennent au moment où Ramtane Laamamra, baroudeur de la politique nationale et mieux armé pour diriger le pays en cette période de crise a été sommairement écarté. Le nouveau gouvernement, composé d’une pléiade de novices, confirme davantage l’ascendant considérable qu’exerce Belhouchet sur son amant, qui lui a, selon notre interlocuteur, soufflé la plupart des noms des membres de l’exécutif.

«On peut mieux imaginer comment les noms de ces nouveaux ministres ont atterri sur la feuille de proposition de Bedoui, tant leurs profils sont inconnus au bataillon», ironise l’ancien responsable gouvernemental, avant d’ajouter que «cela s’est probablement fait entre deux ébats».

Ministre sous les gouvernements Sellal, Tebboune et Ouyahya de 2013 à 2019, « Nouredine Bedoui dit Gatsby de Bab el Oued, s’est forgé une réputation de coureur de jupons invétéré dans le milieu journalistique algérien, n’hésitant pas, parfois, à piocher dans la même rédaction, comme à Canal Algérie, où il compte également à son actif, la présentatrice Fella Abraz », indique encore la même source.

Ayant un faible pour les femmes mariées, «Bedoui a également réussi à séduire Wahiba Amari, présentatrice de la troisième chaîne », aux côtés de laquelle il pose fièrement sur plusieurs clichés qui circulent sous le manteau au sein de la jet-set algéroise et auxquelles notre interlocuteur a pu avoir accès. Selon les mêmes sources.

D’ailleurs, tient à préciser ce dernier, il se susurre ici et là, que pour assurer la quiétude de ses rencontres « very hot » avec le premier ministre actuel, c’est sans scrupule que cette journaliste lui demande, à chaque fois, d’offrir avec les deniers publics un voyage à l’étranger à son cocu de mari, afin d’éloigner celui-ci du domicile conjugal.

La journaliste influente de l’établissement national de télévision algérien, Farida Belkacem, qui a ses introductions dans l’entourage de Bouteflika et qui est surtout connue pour être l’épouse attitrée de Moussa Benhamdi, ex-ministre de la poste et des technologies de l’information et de la communication, est également une fidèle adepte du jeu de croisement de jambes avec Bedoui le magnifique, qui semble ne plus savoir à quel « sein » se vouer, dixit avec sarcasme notre ex-ministre, qui semble profondément mécontent d’avoir été éjecté sans ménagement du nouvel exécutif.

Le cas le plus dramatique est, en revanche, celui de la jeune journaliste Ahlem Bouzair, travaillant pour la chaîne de télévision «El Bilad ». « La jeune femme a menacé de se suicider après avoir découvert les tromperies répétitives de son amant, et appris qu’il n’avait aucune intention de l’épouser après avoir vécu plus de trois ans en concubinage », conclut notre interlocuteur très prolixe, qui affirme que la liste des conquêtes de Bedoui, dont certaines sont parlementaires, est encore très longue.

L’Union européenne, principal partenaire commercial de l’Algérie et partenaire de longue date avec la nation nord-africaine dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV) et d’un accord d’association conclu  depuis 2005, n’a pas beaucoup parlé des développements de pays riche en gaz et principal allié occidental dans la lutte contre le terrorisme islamiste.

Il devrait faire preuve de prudence dans ses relations avec le nouveau gouvernement et s’efforcer d’aider le pays à devenir une véritable démocratie.

Source : Eureporter.co @Rédaction

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