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Investissement étranger: comment protéger les intérêts de l’UE

Les députés évaluent une proposition visant à mettre en place un cadre européen pour filtrer les investissements directs étrangers dans l’UE.

Les investissements internationaux sont une source de croissance pour l’économie de l’UE. Ils sont à la source de 36 % des richesses produites dans l’UE et de 7,6 millions d’emplois. Ces investissements ont été particulièrement importants pour les pays ayant fortement souffert de la crise financière.

En 2016, l’UE a reçu 280 milliards en investissements directs étrangers (contre 475 milliards en 2015), la Suisse (55 milliards) et les États-Unis (54 milliards) étant les plus gros investisseurs.

Cela dit, des rachats récents d’infrastructures dans les secteurs de l’énergie et des transports (ports, entreprises de technologie) par des sociétés détenues par des États étrangers inquiètent les gouvernements. Ils craignent en effet le transfert technologique et que des infrastructures importantes tombent aux mains de pouvoirs émergents tels que la Chine et la Russie.

Filtrage des investissements directs étrangers

Pour l’instant, des mécanismes permettant d’évaluer le potentiel risque d’investissements directs étrangers sont en place dans 12 États membres (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Italie, Autriche, Luxembourg, Allemagne, Pologne, Lituanie, Lettonie et Finlande). Des partenaires commerciaux tels que les États-Unis, la Russie, le Japon, la Chine, l’Australie procèdent à des évaluations similaires.

Le 14 septembre, suite aux appels lancés par le Parlement et les États membres pour examiner la question, la Commission européenne a présenté une proposition visant à mettre en place un cadre européen permettant de filtrer les investissements directs étrangers dans l’UE pour des raisons de sécurité ou d’ordre public.

La proposition inclut :

  • un cadre européen pour le filtrage des investissements étrangers directs, par les États membres.
  • un mécanisme de coopération entre les États membres et la Commission, pour évaluer l’impact dans un autre État membre.

Dans le cadre de cette proposition, la Commission européenne serait capable de filtrer les investissements qui pourraient affecter les projets ou programmes européens tels que Horizon 2020 et Galileo.

@PE/YAMBOLA

 

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