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Jan Jambon candidat Premier ministre :  » la logique « 

La N-VA prête à fournir le prochain Premier ministre si l’électeur lui donne un mandat fort et clair. C’est la phrase clé de l’interview de campagne du candidat Jan Jambon, ce matin, sur les ondes de la VRT, dans l’émission « De Ochtend ». La N-VA veut revenir au gouvernement fédéral et assumer le leadership.

On est bien loin des hésitations du 14 janvier dernier lorsque Bart de Wever s’était autoproclamé tête de liste anversoise pour la Région ET candidat ministre-président flamand et que Jan Jambon, tête de liste anversoise pour la Chambre, avait pratiquement oublié de dire, lui, en conférence de presse qu’il était donc aussi de facto candidat Premier ministre. Il avait fallu pratiquement un coup de coude et un rappel à l’ordre de son président de parti…

Trois mois plus tard, Jan Jambon assume désormais pleinement. Et avec une règle simple : le plus grand parti doit fournir le Premier ministre. « Il y a cinq ans c’était impossible à faire entendre au sud du pays. Venir avec un drapeau nationaliste et demander le 16, rue de la Loi. Mais depuis, nous avons tout de même démontré que nous étions de bons gestionnaires, responsables(allusion aux mandats exercés dans le premier gouvernement Michel, » la Suédoise « (avec notamment Intérieur, Asile, Finances et Défense) ».

Et d’ajouter que, selon lui, « la Belgique a besoin que le Premier ministre de ce pays vienne du plus grand parti ; cela a été une » faute de construction « du précédent gouvernement qui a mené à des blocages, des retards, de l’inefficacité. C’est la logique que quand l’électeur distribue ainsi les cartes, le plus grand parti désigné mène le gouvernement ».

Et de promettre plus de réformes, socio-économiques avant tout. Et ce n’est que si le plus grand parti ne livre pas le Premier ministre que Jan Jambon redégaine alors sa menace du retour du communautaire, la carte du confédéralisme. Avec le couplet habituel du pays avec « deux démocraties parallèles », et du « chacun doit pouvoir ce qu’il veut chez lui » : « Si vous voulez tirer le gouvernement vers la gauche en Wallonie, pas de problèmes, faites-le. Mais tirez-en toutes les conséquences et donc aussi la facture. Et laissez-nous en Flandre avoir une gestion pour laquelle les Flamands votent, plus de centre-droit. C’est ce que l’on appelle le confédéralisme. Faites dans les deux démocraties ce que les deux démocraties veulent faire ».

Ceci alors que Bart de Wever, le président du parti, n’a cessé de répéter ces dernières semaines toutes ses « exclusives », à savoir refuser tout gouvernement fédéral avec PS, Ecolo ou PTB. De quoi compliquer la donne dès l’entame d’éventuelles négociations après le 26 mai.

Pour le reste, un Premier Jan Jambon promet l’équilibre budgétaire, une baisse des impôts et des mesures pour l’emploi – avec notamment la dégressivité des allocations de chômage ou la fin des prépensions, les points les plus sensibles du « jobsdeal » conclu avec les partenaires de la « Suédoise » à l’été 2018, mais des points qui n’ont pu être concrétisés vu la crise politique qui a fait chuter le gouvernement Michel I fin de l’année.

Mais voilà, à y regarder de plus près, au final, les promesses N-VA, ce sont les mêmes qu’il y a 5 ans… Un hasard sans doute.

RTBF

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